Riche d’une longue histoire, la ville de Poitiers n’est pas pour autant figée dans un paysage urbain immuable. Si le réseau viaire du centre-ville est encore largement héritier du passé, si le patrimoine monumental fait majoritairement référence au Moyen Age, le tissu urbain a néanmoins évolué de façon régulière.
Du XVIe au XVIIIe siècle, les constructions d’hôtels particuliers ont assuré le renouvellement des formes et des décors architecturaux. Le XIXe siècle a complété cette approche par d’intéressantes modifications urbanistiques. A son tour, le XXe siècle a marqué de son empreinte la physionomie familière de la vieille cité, par d’ambitieux programmes d’architecture proposant de nouveaux matériaux, des volumes différents.

En plein cœur de la ville, les constructions contemporaines doivent établir un dialogue, non seulement avec les différentes époques du bâti qui les jouxte, mais aussi avec l’histoire de l’îlot où elles sont édifiées. Fréquemment, les architectes ont choisi d’illustrer ce concept de continuité en tressant avec habileté vestiges du passé et création. Les bâtiments modernes portent ainsi en eux un peu de la mémoire du lieu qu’ils investissent.
Les quartiers périphériques de Poitiers portent témoignage des réflexions sur l’habitat et l’extension de l’espace urbain, à partir des années 1950.